ogm.jpgPetit retour en arriére : Une semaine après les trente-six heures de débats tendus sur les organismes génétiquement modifiés (OGM) à l’Assemblée nationale, ponctuées par une crise sérieuse entre les parlementaires UMP, la secrétaire d’Etat à l’écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, et son ministre de tutelle, Jean-Louis Borloo, les discussions en deuxième lecture du texte au Sénat ont été bouclées à toute allure, mercredi 16 avril.

Voté en vitesse au Sénat : Cinq heures de discussion ont suffit avant le vote du texte, qui organise la coexistence entre la filière OGM et les agricultures conventionnelle et biologique sur le territoire. L’amendement 252 adopté par l’Assemblée nationale, qui restreint les possibilités de cultiver des plantes génétiquement modifiées en protégeant les écosystèmes locaux et les cultures sans OGM, a été au centre des discussions. Adopté de justesse à l’Assemblée, le texte a été voté par quasiment tous les sénateurs présents. Un seul, Philippe Darniche (Vendée, non inscrit) a voté contre. Fabienne Keller (UMP, Bas-Rhin) s’est abstenue. Le texte reviendra devant les députés en mai pour une dernière lecture.

Et malgré ce qu’en pense 8 français sur 10 vous députés et sénateurs vous avez légalisé les OGMs. Et pour vous en remercier, moi, je vous dis MERDE !

Toi, le sénateur qui me lira, si tu veux comprendre pourquoi je tiens ce propos abrupte, toi mon lecteur régulier ou pas, je te donne la raison de ma colère en te donnant la définition des OGM qu’en fait Grenpeace :

stop-ogm.gif« Du maïs qui joue les insecticides, un soja qui ne craint pas les herbicides, des tomates qui n’en finissent pas de mûrir, du melon un peu plus sucré… et après ? Dame nature est un peu dépassée par les trouvailles de l’homme moderne. Mais en manipulant ainsi la matière vivante les chercheurs ne jouent-ils pas aux apprentis sorciers ? Quels seront les bénéficiaires de cette inquiétante loterie où se joue, à coup de millions de dollars, l’avenir de notre agriculture, de notre alimentation, de notre santé et de notre environnement ? Beaucoup de questions et peu de réponses fiables, si ce n’est l’urgente nécessité d’imposer le principe de précaution. Nous considérons que, dans l’état actuel des connaissances et des rapports de force qui s’instaurent entre les industries, d’une part, les agriculteurs et les consommateurs, d’autre part, il est prudent de ne pas autoriser la dissémination commerciale des OGM. Nous demandons en revanche que se poursuivent, avec toute la sécurité requise, les recherches pour explorer la diversité des risques générés par ces biotechnologies. Nous restons particulièrement préoccupés par les répercussions sur l’environnement, les risques en matières de santé publique, et les implications socio-économiques sur l’agriculture en France et dans le monde »

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