Ca devait être l’enfer pour nos bleus à San Siro. Même la marseillaise a été copieusement siflée mais après dix minutes engagées, les Bleus ont rivalisé sans problème pour ramener un nul (0-0) qui fait largement nos affaires.

Compte rendu du match
Après la première manche remportée par les Transalpins en finale du Mondial. Après la revanche gagnée par les Bleus, l’année passée, au Stade de France. L’heure était, ce samedi, à la belle, entre nos Bleus et ceux qui sont désormais nos meilleurs ennemis : l’Italie. Les déclarations suspectes de Raymond Domenech sur un arbitre acheté lors d’un France-Italie Espoirs, les quelques provocations italiennes dans la presse, ajoutées à une Marseillaise copieusement sifflée par tout San Siro et un Marco Materazzi arborant un fier «I love Paris» sur son tee-shirt dans les tribunes, tout y était pour que le match sente la poudre, et annonce de beaux duels sur la pelouse.

Inzaghi flirte avec la barre
Les Bleus, dès le coup d’envoi, pouvaient sans peine voir le traquenard concocté par Roberto Donadoni et ses hommes. Deux rideaux jouant très bas, à l’affût de l’erreur française, et deux rampes de lancements, Oddo et Zambrotta, prêts à gicler pour des contres ravageurs. Mais les Bleus, visiblement tout autant motivés que leurs adversaires, semblaient bien décidés à répondre au défi lancé par les Transalpins. Emmenés par un duo Makelele-Vieira de tous les combats, les Bleus parvenaient sans trop de peine à faire jeu égal avec leurs adversaires. Cependant, et cela était valable pour les deux équipes, trouver les attaquants se trouvait être un véritable sacerdoce et, du coup, les occasions se faisaient très rares. A peine un corner repris par Cannavaro et détourné par Landreau faisait passer quelques frissons dans les tribunes de San Siro durant toute la première demi-heure (14e). Passée cette ligne symbolique, les Transalpins tentaient d’accélérer légèrement le rythme. Cela payait rapidement puisque Del Piero, tout d’abord, obligeait d’une frappe croisée Landreau à une belle parade (32e), avant que Pippo Inzaghi, dans un angle fermé, ne trouve le haut de la transversale (33e). Après ces deux frayeurs, les Bleus, recadrés notamment par Thuram et Makelele, avaient la bonne idée de remonter leur bloc. Bien leur en prenait, puisque les Italiens n’allaient plus les inquiéter jusqu’à la pause, alors que Malouda, d’une belle demi-volée, se chargeait lui de tester pour la première fois la prise de balle de Buffon (43e).

Les athlètes bleus parlent
Mais les Transalpins, au retour des vestiaires, semblaient retrouver des vertus offensives. Durant les premières minutes, les hommes de Roberto Donadoni mettaient une pression d’enfer sur des Bleus visiblement pas totalement revenus dans le match. Les partenaires de Patrick Vieira passaient tout près de le payer cash à deux reprises. Barzagli, tout d’abord, bénéficiait des largesses du marquage français pour placer une tête que Landreau devait capter sur sa ligne (49e). Le portier du Paris SG, sur l’action suivante, devait à nouveau s’employer, en boxant parfaitement la frappe puissante de Camoranesi (50e). Les Bleus, cependant, avaient ensuite la bonne idée de se réveiller, et la réaction venait avec un tête à tête qu’Anelka perdait face à Buffon, le gardien de la Juve anticipant sa balle piquée (51e). A partir de là , les hommes de Raymond Domenech (ou de Pierre Mankowski pour les pointilleux…), allaient faire de nouveau jeu égal avec les champions du Monde. Avec notamment un énorme Lassana Diarra qui étouffait totalement un pauvre Alessandro Del Piero, les Bleus faisaient parler leur puissance athlétique pour remporter de nombreux duels. En revanche, au niveau des occasions, on pouvait repasser. En effet, jusqu’à la fin du match, seul Anelka, qui devançait de la tête une sortie de Buffon (80e), se procurait une petite opportunité. L’arbitre pouvait donc siffler la fin du match sur ce score nul et vierge, qui fait au final bel et bien les affaires des Bleus, qui ont toujours leur destin entre leurs mains, avant de recevoir l’Ecosse mercredi. Sans Thierry Henry, qui sera suspendu. Le jeu et les joueurs
Pour cette rencontre, Raymond Domenech avait fait du classique. Un 4-4-2 avec Henry et Anelka devant, il n’y avait jusqu’ici rien d’étonnant. La vrai surprise venait de la défense, avec Julien Escudé aligné aux côtés de Thuram, et surtout Lassana Diarra titularisé comme latéral droit. Et Diarra n’aura pas déçu. Son expérience des gros matches, à ce poste, avec Chelsea, lui aura beaucoup servi, et sa prestation ne souffre d’aucune fausse note, se permettant le luxe d’écoeurer Del Piero. Thuram et Escudé auront montré une belle entente, et peu de déchets, de quoi rassurer un Landreau qui montrait, de toute façon de très belles dispositions. Abidal, enfin, a réalisé une grosse performance, prenant le dessus sur Camoranesi et la plupart du temps sur Oddo.

Au milieu de terrain, que dire du duo Vieira-Makélélé si ce n’est qu’il reste une des meilleures paires du monde. Combativité, quelques gestes de classe, le duel avec Pirlo et Gattuso aura été magnifique. Les joueurs offensifs ont en revanche été plus décevants. Même si Malouda et Ribéry, ont par bribes, montré de belles choses, l’absence de soutien devant o๠Anelka et surtout Henry ont été très difficiles à trouver, leur a porté préjudice. Du côté italien, Cannavaro a montré une forme digne de ses grands jours, Pirlo est définitivement le métronome de cette formation alors que Gattuso a, sans surprise, montré une combativité de tous les instants. Enfin, Inzaghi a attendu le bon ballon pour faire mal. Le problème, c’est que celui-ci n’est jamais arrivé…

Résultats du groupe B :
Ecosse – Lituanie 3-1
Géorgie – Ukraine 1-1
Italie – France 0-0

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